vendredi, août 24, 2007

Un an après, coup de fil...

Bonjour ! Voilà que nous sommes un an après le festival 2006, et que je reçois dans ma maison en bretagne un coup de téléphone d'un membre de la compagnie On Va Y Arriver (magnifiques spectacles, allez les voir si vous le pouvez), ayant obtenu mon numéro je ne sais comment. Qu'est ce qu'on me demande ? De supprimer ce blog, ou tout du mois de retirer le passage concernant l'Espace Alya, m'expliquant qu'ils n'avaient pas du tout perçu les choses comme moi, que je ne devais pas me saisir de leur exemple et que je mettais en danger leurs relations avec le directeur de l'Alya. Apparemment, l'équipe du lieu les tiendrait pour responsables de mon billet d'humeur, publié l'année dernière, ou je me révoltais du rapport qualité/prix désastreux de la salle qu'ils avaient loué.

Je tiens à faire savoir à cette équipe, donc, que je n'ai jamais discuté, de près ou de loin, avec les membres de cette compagnie de leurs conditions de spectacle, et ils ne s'en sont jamais plaints ; ce billet n'est rien d'autre que l'émanation de mes impressions personnelles. Il sera noté par ailleurs que je ne demande qu'à être contredit, et que je souhaite à M. Yana et à l'équipe de l'Alya d'en faire un lieu de rêve culturel. Il y a un an, c'est à dire dans le passé, n'est-ce pas, j'avais été véritablement saisi du contraste entre les conditions idéales du lieu et ses conditions réelles.

J'ajouterais pour conclure ce court message que si un billet laissé par un individu, sans particulièrement d'autorité ni de renom, dans un petit blog perdu qui n'apparait même pas sur les trois premières pages de résultats dans les moteurs de recherches, est considéré comme une menace et suscite tant d'émoi, c'est qu'il y a quelque chose de pas tout à fait clair dans les esprits. Encore une fois, j'accepterais d'être ridicule et d'avoir tort. Mais pas de me censurer.

La bonne journée.

P.S. : désolé de ne pas avoir publié ce message plus tôt, mais je préfère passer mes vacances loin d'Internet. Déjà qu'on arrive à me joindre trop facilement...

samedi, août 05, 2006

Epilogue

Nous sommes rentrés le 31. Sara avait son train vers 14H, je crois, et Nina et moi avions le notre à 20H00. Nos routes se sont séparées pour un bon bout de temps.

Sara a été nommée à un poste d'enseignante au centre culturel serbo-croate de la ville de Mostar, qu'elle est partie rejoindre 2 jours après son retour d'Avignon (après un bref passage par les côtes de l'Adriatique).

Nina elle aussi est dans l'enseignement, mais elle enseigne le théâtre à des débutants Américains. En outre, elle vient d'être acceptée à Nanterre (Université Paris X) en Master 2 de mise en scène. Elle a aussi reçu des propositions de mise en scène pour le compte d'une autre compagnie.

Quant à moi, je pense reprendre mon travail au théâtre de la Tempête dès la mi-septembre. Un stage technique est aussi à envisager, probablement dans le même établissement. Je suis engagé comme musicien sur un nouveau spectacle, et bien sur le LSFC (ma compagnie) continue à développer sa propre activité.

"Le retour à la normale"

La ville d'Avignon s'est vidée en une nuit. Le 31 au matin, elle avait l'air morte. Personne dans les rues, aucune circulation, les commerces fermés, rien. Nous nous sommes promenés avec Nina dans le désert, avons visité un théâtre qui avait l'air fermé depuis des mois (il avait joué l'avant-veille)... Les affiches avaient déjà pratiquement toutes été enlevées, les tracts balayés. Le festival a disparu en une nuit.

Paris est une belle ville, mais quand même assez difficile à vivre. L'arrivée à la gare de Lyon a été rude. Heureusement, nous qui fuyons la chaleur du sud avons supporté le temps gris et pluvieux que nous avons trouvé ici... Aussi, toute la fatigue accumulée pendant ces quatre semaines à Avignon s'est abattue sur moi d'un seul coup. Ca fait un choc...

Avignon l'année prochaine? Oui, certainement, si j'en ai l'occasion, maintenant que je connais certains pièges à éviter... j'espère qu'entre temps certains conflits idiots (comme, par exemple, euh... AF & C et OFF?) auront eu le temps de se régler.

Voilà, voilà, ainsi se conclut ce blog. J'espère avoir réussi à vous donner l'idée de ce que peut être la vie à Avignon.

Bonnes vacances!
Clément.

samedi, juillet 29, 2006

Conclusion

Le festival touche à sa fin. Le IN s'est terminé jeudi 27, le festival AF & C se termine aujourd'hui et le OFF se termine officiellement avec notre derniere (nous sommes le spectacle qui se termine en dernier, de tout le festival; je suis ému).

Nous ne sommes plus à l'heure de l'action, mais bien à celle du bilan, maintenant. ;)

Eh bien, que dire. Si vous avez lu tous mes précédents articles, vous pourriez supputer que le bilan en question s'anonce mauvais. Mais, en fait, pas tant que ça.

Au niveau du festival, je pense maintenant qu'il est en perte de vitesse. Sa fréquentation baisse d'années en années, sa programmation officielle intéresse de moins en moins de gens et le festival alternatif se disperse dans des luttes de pouvoir, en plus de devoir gérer un nombre de spectacle de plus en plus impressionnants; les compagnies se trouvent finalement plus représentées sur avignon que les spectateurs, ce qui est absurde.

Je pense aussi que le festival alternatif (OFF et AF & C confondus) n'est pas un lieu de promotion de la culture populaire, comme il pourrait le sembler de l'exterieur, mais en fait un gigantesque marché à la criée, ou le programmateur est roi, ou la publicité et le marketing sont indispensables, en bref: ou le seul but des compagnies est de vendre le spectacle présenté au plus offrant. Le spectateur n'est pas un receptacle du mystère de la scène ni un complice de la création mais une rentrée d'argent; bien sur, il faut veiller à ce que les spectateurs soient satisfaits, et donc veiller a ce qu'ils soient divertis, mais dans l'unique but, avoué ou inavoué, qu'il amène à sa suite d'autres spectateurs qui paieront à leur tour.

Le tableau que je dresse du festival est un peu noir, c'est vrai. Il ne faut jamais oublier qu'il y a toujours, d'une part, des exceptions à la règle, régle qui elle même n'est pas non plus empreinte de la vérité absolue, et d'autre part toujours une chance que la chose évolue dans le bon sens.

Au niveau de la compagnie, je sais maintenant qu'elle était solide et que c'est ce qui nous a sauvé. Nombreuses en effet sont les compagnies qui ont explosé en cours de festival, annulant le spectacle et croulant du coup sous les dettes. Nous connaissons une compagnie dont le spectacle a été acheté pour 40 dates après Avignon, alors que les tensions internes menacent à tout moment de faire craquer le groupe.

Ce ne sont pourtant pas les coups durs sur le coin de notre gueule qui ont manqué de pleuvoir (lire tous les articles ci-dessous), mais ils n'ont pas su diviser Sous L'Ecorce. Ainsi je peux le dire, et ca fait du bien de le savoir: même pas mal, on est plus fort qu'Avignon.

A mon strict niveau personnel, j'ai également appris pas mal de trucs. Je me rend compte maintenant de beaucoup de lacunes que j'ai et qui m'empechent encore d'être pleinement satisfait de mon travail. Je me rend compte aussi de la différence qui existe entre les métiers de musicien et de créateur son, de manipulateur de studio et de technicien son. Je pense par consequent que je vais me tapper un petit stage technique de plusieurs mois quelque part (j'ai déjà ma petite idée sur où), et que ca me fera le plus grand bien. Je serais redevable longtemps à cette compagnie, pour leur patience avec moi et pour m'avoir permis d'acceder à cette expérience si tôt.

Clément.

Les lieus ou il vaut mieux eviter de louer:

L'espace Alya

Pour vous donner une idée: une salle de 120 places bien équipée (le théâtre de l'Alizé) pour le créneau de 19H00 coûte 9000€ pour un mois. L'espace Alya, tenu par le révolutionnaire Raymond Yana, trouve le moyen de louer à une petite compagnie sans moyens une salle pourrie ou l'on peut faire rentrer 30 personnes - comédiens inclus - et sans aucun matériel pour 4000€ le mois. C'est un scandale, d'autant plus que ce cher Che Yana, virulent défenseur de AF & C (cf. Articles précédents), vient ensuite nous sortir un argumentaire sur le thème: "les jeunes compagnies me tiennent à coeur et je veux me servir de l'argent amassé par le festival pour les aider." Bien, belle idée, mais pour commencer, ca serait pas mal d'arreter de les voler.

Le Cinevox

Pour les mêmes prix que l'espace Alya, le Cinevox vous propose une salle de 99 places sans assistance et sans materiel. Autrement dit: vous êtes une compagnie avec une production et du materiel ou vous êtes dans la merde. Besoin d'une échelle pour fixer ton projo au grill? Tu te demerde, t'en achète une chez casto. Tu sais pas comment ça marche? Alors tu touche pas. Et si tu touche et que ça pète, tu raques. Nous, on a pas le temps de t'aider. Et par dessus ça, le personnel vient te donner des leçons de morale. Et ben.

P.S: Pour répondre aux commentaires laissés par Brigetoun :)

Le but de ce blog, en fait, n'était pas tant que ça la promotion de notre spectacle (nous avons d'autres techniques pour ça, un site internet, entre autres); il s'agissait plus d'essayer de tenir les lecteurs au courant de ce qui se passe au sein d'une petite compagnie en une saison à Avignon. Bonne continuation!

samedi, juillet 22, 2006

D'ou vient notre courage?

Salut à tous!

Notre courage vient du fait que nous savons parfaitement ce qui se passe. Nous sommes dans l'une des pires années que le festival alternatif d'Avignon n'ait jamais connu, pour trois raisons:

- 1. La guerre stupide et vaine entre les fetivals OFF et AF & C, qui refroidit salement l'ambience (menaces de mort, plaintes diverses et variées des uns contres les autres...).

- 2. La baisse notoire de la fréquentation (en moyenne 17 spectateur par spectacles contre environ 30 l'année passée).

- 3. La chaleur caniculaire, qui met tout le monde à bout de nerfs, qui accentue tous les efforts et qui dégrade les conditions sanitaires de la ville (déjà pas terrible).

En somme, si vous lisez ce blog en entier, la conclusion vient naturellement: cette année, à Avignon, tout va bien; il faut juste décrocher les pendus tous les jours sinon avec la chaleur ça fouette.

Pour les petites compagnies comme la notre, Avignon est plus à prendre comme une epreuve formatrice, sorte de stage intensif d'apprentissage sur le thème du monde du spectacle que comme une occasion de se faire remarquer. Bien sur, si on peut en plus trouver un programmateur, c'est bien. Mais si vous me demandez si c'est la priorité lors d'un premier passage à Avignon, je vous répondrais sans hésiter que NON, la première nécessité ici c'est de pouvoir continuer à jouer jusqu'à la fin du festival sans s'endêter jusqu'au cou - survivre, quoi.

Certaintes choses à ne pas faire:

- se mettre tous les régisseurs d'une salle à dos, à l'instar d'une metteuse en scène du théâtre de la convention des soies, qui se trouve être en demande de services permanents auprès de l'équipe technique et qui se permet dans le même temps d'être absolument odieuse.

- ne pas lire son contrat avant de le signer, même si l'on fait une confiance absolue à la personne en face, à l'instar de notre compagnie (je vous en reparlerais plus tard).

- accumuler les efforts physiques sous 35°c à l'ombre sans prendre la peine relâcher la pression de temps en temps: une équipe, ça s'use, d'une part, et d'autre part il vaut mieux un spectacle qui décolle pas qu'un tracteur en ambulance avec une insolation.

Bon allez, c'est tout pour aujourd'hui. On garde le moral!

Clément.

jeudi, juillet 20, 2006

Plus en evidence

Hello à tous.

Alors, je l'ai déjà indiqué dans un post scriptum antérieur, mais je vais réitérer: l'équipe dont je fais partie est la Compagnie Sous L'Ecorce et le spectacle que nous présentons est "L'inattendu", de Fabrice Melquiot, qui se joue à 23H30 au théâtre de l'Alizé, 15 rue du 58eme R.I. :)

Bon, qu'est-ce qui se passe à Avignon, maintenant?

Notre spectacle décolle moyennement; cependant, une nouvelle méthode de tractage nous a permis de rebondir un peu au niveau de la fréquentation, et nous laisse esperer une amélioration dans l'avenir proche, ce qui a une influence positive sur le moral de l'équipe. Les gens continuent à ressortir de bonne humeur et les compliments continuent de nous parvenir, en général le lendemain.

Quelques petit détails qui font chier:

Ca fait plus de quarante ans maintenant que le festival Avignon OFF existe, et qu'il regroupe toutes les compagnies qui constituent l'alternative au IN. Ce festival OFF a un programme, ou il faut payer pour apparaître, jusque là rien d'anormal.

La mairie d'Avignon, consciente qu'elle était completement en marge du phenomène culturel d'Avignon, a depuis peu résolu de créer son propre festival, et son propre programme, sous le nom de Avignon Festival et Compagnies (AF & C). Le but officiel de cette initiative: faire en sorte de briser le monopole du OFF, et donc permettre aux petites compagnies d'avoir une alternative. Jusque là, pourquoi pas, seulement, voilà: c'est gentil de chercher à aider les jeunes compagnies. Mais c'est l'effet inverse qui est créé: figurer dans ce nouveau programme est payant, et cher, aussi cher que l'autre (plus de 200€, sachant que le budget moyen d'une petite compagnie est d'environ 1000€ pour la communication, et que 300 affiches et 10000 tracts - le minimum vital pour exister sur Avignon - coutent environs 750€).

De plus, la communication de ce programme "AF & C" est très bien pensée! L'organisme s'appelle AF & C, mais ils ont pris soin d'écrire sur leur programme en enorme le mot OFF, ce qui fait que tout le monde le prend pour le programme du Festival OFF, ce qui n'est absolument pas le cas. Et comme AF & C est une initiative de la mairie, ils disposent d'une bien meilleure implantation et d'une distribution effectuée par la ville d'Avignon, beaucoup plus efficace.

En clair: si vous êtes une petite compagnie avec un projet de spectacle, le festival d'Avignon, grand rassemblement culturel populaire, vous attend. Seulement: si vous n'êtes pas assez riche pour figurer sur les deux programmes, vous bénéficierez d'une visibilité divisée par deux. C'est donc une véritable discrimination par l'argent qui s'opère. C'est cool, c'est tellement dans l'esprit du théâtre et de ce festival en particulier!

Je diffuserais une fois le festival terminé la liste des théâtres arnaqueurs à éviter absolument si vous voulez vous produire à Avignon.

Allez, bisous à tous!

lundi, juillet 17, 2006

Dents de scie

Hello! Voilà, nous avons passé le cap des deux semaines sur Avignon, la moitiée du chemin. Petit bilan.

Avant-hier nous avons enregistré notre maximum d'entrée dans la salle, avec en plus un public réactif et chaleureux, ce qui fait très très plaisir en ces temps difficiles; hélas, dès le lendemain nous sommes retombée au 6ème de ce que nous avions atteint la veille.

Les tractages sont de plus en plus difficiles. Les passants, de plus en plus solicités, deviennent de plus en plus fermés... Défense compréhensible, certes, néanmoins, nous avons payé nous même nos affiches et nos tracts, et apprecions moyennement que certaines personnes se permettent d'arracher nos affiches sans raison apparente, ou que nos tracts soient déchirés dès reception... Enfin, ça fait partie du jeu, je suppose. C'est juste un peu décourageant.

C'est vrai que je passe mon temps à raconter nos soucis dans ce blog, mais il y a quand même des choses positives dont il faut parler! Notre public, celui que nous arrivons à faire entrer dans la salle, est composé de gens délicieux, et c'est un vrai bonheur de les recroiser le lendemain et de parler avec eux du spectacle.

Egalement, nous commencons à prendre nos marques dans le quartier. Les commerçants, sachant qu'on travail, sont plutôt agréable (sauf certains, qu'on ne citera pas); juste à côté de notre logement, dans la rue des Teinturiers, un mec adorable tiens une boutique de pizzas fraîches faites devant vos yeux, par exemple, et ca, ca déchire.

L'ambience au sein de l'équipe est tout à fait correcte, des tensions de temps en temps, normal, après tout tout le monde est sur les nerfs, mais globalement chaleureuse - surtout: nous sommes unis par le spectacle, chacun à notre poste, sans rivalités mais en évolution globale, ce qui est essentiel à la survie d'un spectacle en tournée!

Voila, voila
Clément.

P.S: si quelqu'un connait un plan pour jouer du piano sur Avignon...

jeudi, juillet 13, 2006

Cambriolés

Notre moral recoit de plus en plus de coups. Loin de chez nous, travaillant tous les jours, les choses deviennent de plus en plus difficiles. Il s'agit cependant de ne pas se laisser abattre: le spectacle doit continuer!

Nouveauté du jour, surprise du chef! Nous nous sommes faits cambrioler.

Nous habitons dans des locaux de la DASS, prêtés le temps du festival aux compagnies sans trop de budget, comme la notre, par exemple. nous n'avons quasiment rien a nous faire voler: des portables, nos portefeuilles avec un peu de liquide... Mais qu'à cela ne tienne, nous nous sommes faits cambrioler.

Ma porte était fermée à clé de l'intérieur, on ne m'a rien pris. En revanche, le régisseur son de la compagnie voisine s'est fait tirer son ordinateur portable. C'est grace à cette machine qu'il faisait tourner ses 2 spectacles.

Comme il n'y avait pas assez de choses à voler, ils se sont senti obligé de piller notre frigo, et de jeter tout ce qu'ils ne pouvaient pas emporter à la poubelle. Bravo. Ca me rend un peu malade.

De plus, notre nombre de spectateur par soir diminue, même si ceux qui viennent voir ressortent à chaque fois en nous couvrant de compliments. Cette contradiction nous charge de doutes, c'est un peu désagréable.

Notre parade quotidienne sous 40°c semble inefficace. Les gens, harcelés toute la journée, sont de plus en plus désagréables et froids.

Mais comme je l'ai déjà dit, tout cela, même accumulé, ne doit pas constituer une raison suffisante à la cessation de notre activité. Le spectacle doit continuer! Nous allons tout faire pour aller nous faire voir! ;-)

Clément.

PS: pour répondre au commentaire qu'on m'a laissé, le spectacle de notre compagnie est "L'inattendu", de Fabrice Melquiot, il se joue tous les soirs au théâtre de l'Alizé. Venez nombreux! :D

Quelques conseils si vous montez un spectacle à Avignon:

Choisissez votre créneau horaire en fonction de votre spectacle: un spectacle de danse ou de théâtre contemporain n'attirera jamais de public après 20H30. Cet horaire est plus approprié pour le cabaret, le café-théâtre ou les spectacles musicaux. L'apres-midi et le matin sont de bons creneaux pour le cirque, les spectacles pour enfants...

Choisissez votre salle en fonction de votre spectacle: un monologue intimiste n'a pas besoin de se jouer au Paris (300 Places), un boulevard peut compter sur au moins 80 ou 100 places...

Bon, bien sur, a Avignon, on prend ce qu'on nous donne, mais si par hasard (on sait jamais) il se trouve qu'on a le choix, voici mes conseils (qui valent ce qu'on veut bien leur faire valoir...).

lundi, juillet 10, 2006

Etre ou ne pas être

Toujours au festival, toujours en forme.

Cependant, les coups durs continuent de nous pleuvoir à la tête: nous avons, en effet, après avoir brillé lors de notre première devant 3 spectateurs, enchainé sur successivement 3, 1 puis 0 spectateurs. Ca fait un peu mal.

En plus de ça, notre comédienne est malade et sa voix menace de lâcher à chaque représentation. Les relâches sont impossibles: nous avons souvent des réservations, que nous ne pouvons pas nous permettre de refuser, effectuées par des gens... Qui ne viennent jamais.

Bon, mais à part ça on a la pêche.

Enfin, l'équipe de France a été battu par l'Equipe d'Italie - au tirs aux buts... - après un craquage absolu de Zidane, notre joueur favoris. Du coup, on se fait chambrer par nos colloques Italiennes.

LA PECHE, J'AI DIS!

Bon allez, quand même on va l'avouer: comme il n'y a pas eu de fête après le match, du coup, on a pris la décision de jouer (alors qu'on avait décidé une relâche exceptionnelle) et on a écumé 10 spectateurs, ce qui constitue actuellement notre record, donc la soirée n'a pas été non plus perdue.

Les erreurs à ne pas faire quand on descend un spectacle à Avignon:

1. Venir sans carton: les affiches de spectacle ne doivent être affichées que sur des cartons, attachées par deux ficelles au moins, sous peine d'être arrachées dans la journée.

2. Arriver crevé: le rythme de travail est épuisant, récuperer une heure de sommeil perdue est quasiment impossible pendant toute la periode de montage.

3. Ne pas prévoir de parade: sans parade (défilé dans la rue pour vanter le spectacle, devant impérativement, pour être visible, être agrémenté de petites animations), votre spectacle n'existe pas.

(d'autres à venir)

Allez, bravo l'Italie malgré tout, même si ce match était moche et chiant et que je n'y trouve aucun mérite.

A bientôt tout le monde!
Clément.